caroline rochet - rédactrice
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Benoît Doremus
4 juin 2008
Miracle : la chanson française n’est pas forcément soit ultra-rock, soit total gnangnan.
Doremus ? Vous en avez sûrement entendu parler : la presse l’a encensé, Taratata l’a invité, la radio l’a célébré. Benoît Doremus, fils
spirituel de Renaud (qui dit de lui « Le p’tit con était fan de moi, le p’tit con fait mieux que moi »), c’est le "songwriter" qui monte depuis la sortie de son album Jeunesse Se Passe il
y a près d’un an. Et ce n’est que le début.
Sous ses airs de poète des rues version 2008, bien éloigné des produits formatés que les ondes nous donnent régulièrement à bouffer, Doremus est
d’une race étrange : à peine écouté, immédiatement adopté. Un mélange de chanson française dans ce qu’elle a de plus délicat, avec un poil de pop-rock et de rap dans ce qu’ils ont de plus
efficace. Le tout pour nous raconter des histoires...
Si sa musique vous rend vite accro (qui résiste à ce genre de riffs ?), le texte vous met au
pied. Pas le choix. Ce mec-là sait écrire, c’est indéniable. Un phrasé percutant, un vocabulaire généreusement précis, des contes délicatement dessinés, Doremus vous emmène où il veut : chez sa
copine qui se déshabille, Rien A Te Mettre, dans ses souvenirs d’enfance, Je M’en Rappelle Pas, dans sa vie de chanteur affamé et tenace, J’écris Faux, Je Chante De
La Main Gauche , J’apprends Le Métier, ou à la découverte de certains démons, comme la jalousie Un Poison. Et à chaque fois, vous le suivez sans poser de questions.
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